Documentation professionnelle

1. Compte-rendu de mission

La Conférence annuelle de l’Association internationale des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux, s’est tenue à Sydney, Australie, du 1 au 6 juillet  2007. Elle était organisée par la très dynamique branche australienne de IAML et se tenait dans les locaux du Conservatoire.
La qualité du lieu (dans le Jardin botanique à proximité de l’Opéra) et de l’organisation ont compensé une assistance moins nombreuse qu’à l’ordinaire et, surtout, un nombre de sessions relativement réduit.

La délégation française était à l’image de l’ensemble de la fréquentation, modeste, et ne comptait que 9 représentants sur 180 inscrits. L’Australie et la Nouvelle Zélande ont fourni, et de loin, avec 80 membres, les plus forts contingents. On notait la présence exceptionnelle de professionnels de l’Asie du Sud Est : Singapour et Hong Kong.
Des élections importantes ont eu lieu renouvelant le Bureau de l’Association à l’exception du Secrétaire général qui demeure Roger Fleury (Nouvelle Zélande) : le président est Martie Severt (Pays-Bas), la trésorière Kathy Adamson (Royaume-Uni), les vices présidents sont Jon Baguës (Espagne), Jim Cassaro (Etats-Unis), Aurika Gergeleziu (Estonie) et Jutta Lambrecht (Allemagne).

Aucune problématique générale ne fédérait le programme scientifique des réunions de travail, mais, tout naturellement, du fait de leur nombre et de leur disponibilité, les expériences et réalisations des professionnels de l’Australie et de la Région du Pacifique Sud ont été très présentes dans les réunions de travail, les stands des exposants et les manifestations « sociales ». On a pu prendre la mesure du « rituel » que constitue l’hommage rendu aux premiers habitants de l’île australe en introduction de chaque session.
Faute de la présence en nombre suffisant d’orateurs, beaucoup des comités et commissions ont organisé des séances communes et, par ailleurs, beaucoup des groupes de travail spécialisés ont annulé leur réunion.

Séance d’ouverture et d’information

(lundi 2 juillet, matin)

Il est devenu d’usage d’inaugurer les travaux de la conférence annuelle par l’exposé rapide de diverses nouvelles intéressant la documentation musicale (fort peu nombreuses cette année) et surtout par des discours « officiels ». L’Australie présidant plusieurs des grandes associations professionnelles de la documentation (IFLA, IMC), cet aspect fut le plus développé du fait de la présence de ces personnalités. La séance fut interrompue par un exercice d’évacuation incendie ! Puis furent développées les réalisations très importantes de la Bibliothèque nationale australienne en matière de services en ligne, concernant la musique notamment, avec Music Australia, opérationnel depuis avril 2007 avec une offre de 45 000 œuvres musicales en ligne.

Branche professionnelle des bibliothèques de recherche

(lundi 2 juillet, matin)

Une séance permit de découvrir différentes collections de manuscrits de l’époque médiévale ou de la Renaissance conservés en Australie ou ailleurs. L’Université de Sydney possède notamment quelques rares exemples de manuscrits avec musique notée du XIIe siècle (notation messine ou aquitaine) ainsi qu’un ensemble de manuscrits de plain-chant d’origine espagnole (XVe-XVIe siècles) dont certains semblent compléter ceux découverts à la cathédrale de Salamanque permettant ainsi d’en reconstituer la liturgie ancienne. La dernière communication concernait la rédaction du catalogue de la collection de 170 cantorales(livres de chœur manuscrits de chant grégorien, dont certains en très mauvais état) de la cathédrale de Tolède, cette entreprise bénéficiant de l’existence d’anciens inventaires datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

RILM, Répertoire International de Littérature Musicale  réunion des comités nationaux

(lundi 2 juillet, déjeuner ; mercredi 4 juillet, matin)

La première réunion n’était pas prévue dans le programme initial. A l’issue d’un frugal déjeuner, elle a permis à chacun des membres des comités nationaux présents (environ une vingtaine) de faire part, au cours d’échanges très fructueux, de la situation propre à son pays, d’exposer ses méthodes de travail et les problèmes rencontrés. Les situations sont en effet très contrastées selon les comités : le RILM pouvant être piloté par les bibliothèques nationales (comme c’est le cas en France), par des universités, des conservatoires, sociétés de musicologie ou instituts de recherche, utilisant tous types d’outil de production et de consultation (papier, CD-rom, bases de données, site web). La deuxième réunion a été consacrée à l’examen des projets en cours du RILM : à l’édition rétrospective de notices sur les Actes de colloque (1835-1966) et au projet de recension des Mélanges, au détail des rapports nationaux et internationaux. La session a principalement porté sur les principes d’utilisation de la nouvelle base de travail IBIS – encore à l’état de test auprès d’une douzaine de comités nationaux (dont la France) – qui devrait prochainement, après amélioration et réglage de certaines de ses fonctionnalités, devenir l’outil de travail commun à tous les comités. Les responsables des comités étaient réunis pour faire part de leurs expériences et observations à l’issue de ces deux années de test.

Commission de bibliographie et Branche des bibliothèques de recherche

(lundi 2 juillet, après-midi)

Cette session commune consacrée à la datation de la musique des XVIIIe et XIXe siècles, plutôt que des méthodes ou des apports nouveaux évoquait des problèmes généraux (utilisation des filigranes) et des cas particuliers : éditions musicales australiennes du XIXe siècle et problèmes de datation, application de méthodes éprouvées pour tenter de dater les documents de la collections du Ira F. Brilliant Center for Beethoven Studies et en tirer des conclusions sur la chronologie des différentes impressions et des éditions corrigées ou sur les relations entre les éditeurs et leurs publications.

Groupe de travail sur les nouvelles technologies de l’information

(lundi 2 juillet, après-midi)

En raison du faible nombre de participants, une seule séance de travail n’a traité que des problèmes de l’évolution du site Internet de l’Association : comment lui assurer une conservation à long terme, d’une part, comment y attacher des outils performants de dialogue et travail collaboratif, d’autre part.

Groupe de travail sur l’accès aux archives musicales

(lundi 2 juillet, après-midi ; mardi 3 juillet, matin ; vendredi 6 juillet, matin)

Ce groupe de travail qui se réunit maintenant depuis trois ans a pour but de définir les contours et les modalités d’exploitation d’une base de données internationale permettant le recensement et la description des archives musicales (fonds et collections) dans les collections publiques et privées à un niveau international. Le projet est piloté par Judy Tsou (USA) et Inger Enquist (Suède) qui travaillent toutes deux activement à l’élaboration d’une grille d’enquête destinée aux institutions détentrices d’archives musicales. Les comités nationaux se feront le relais de cette enquête. Le projet va faire l’objet d’une demande de subvention auprès de la Mellon Foundation. Les congrès sont l’occasion d’échanges fructueux permettant d’ajuster le cadre du projet aux spécificités nationales ; les archives musicales présentent en effet des disparités notables d’un pays à l’autre tant dans la volumétrie des collections, dans le vocabulaire de description que dans les pratiques de catalogage et de conservation.
Le groupe de travail s’est réuni trois fois au cours de ce congrès.

Commission de bibliographie et Répertoire international de littérature musicale (RILM)

(mardi 3 juillet, matin)

Une séance commune présentait trois contributions censées « valoriser » la part de la presse généraliste ou consacrée aux musiques populaires, dans la recherche musicologique. En fait beaucoup de préjugés sont toujours sous-jacents à cette entreprise : la coïncidence entre musique populaire et presse « bas de gamme » et, surtout, l’ignorance totale des ressources offertes en matière de presse par les bibliothèques nationales. La discussion avec la salle a contribué à certaines rectifications.

Branche professionnelle des bibliothèques publiques

(mardi 3 juillet, matin)

Cette session permettait de présenter des bibliothèques spécialisées en Asie et l’usage qu’en font les lecteurs. Ainsi de la bibliothèque Esplanade à Singapour, insérée dans un centre dédié intégralement aux arts du spectacle. Tout en conservant des documents sur la musique, la danse, le théâtre et le cinéma, elle propose de nombreux services (espaces d’exposition, une scène ouverte pour les interprètes) et développe de nombreux partenariats (avec l’ambassade américaine, l’association Dance on Dance, la Singapore Film Commission). Au Japon, des études ont montré que les musiciens amateurs étaient très nombreux et que les dépenses pour les activités extra-scolaires étaient en constante augmentation. D’où l’effort fait par les bibliothèques publiques japonaises (et notamment la Art Library, seule bibliothèque publique spécialisée en art au Japon) conservant des collections musicales pour faciliter l’accès à leurs fonds et accroître les services au public.

Commission de catalogage

(mardi 3 et vendredi 6 juillet)

Elle a tenu deux réunions publiques. La première a consisté en 3 présentations très « théoriques », voire « scolaires » des nouveaux formats et modèles dans lesquels évoluent les outils du catalogage : RDA (évolution des AACR), Dublin Core et Mets.
Le propos n’était pas adapté à l’auditoire qui était soit trop éloigné de la problématique, soit, au contraire, déjà impliqué et bien au-delà des informations dispensées.

Au cours de la seconde réunion, Sébastien Gaudelus a présenté les apports actuels et futurs des conversions rétrospectives du département de la Musique dans le catalogue BN Opale Plus : catalogue Lesure (éditions musicales antérieures à 1800 dans les bibliothèques publiques parisiennes) et lettres autographes pour les références déjà disponibles, et la conversion rétrospective du Fichier général du département de la Musique qui commence. De nombreuses questions sur des points techniques très précis de l’opération comme sur les conséquences à terme pour la recherche dans le catalogue en ligne témoignèrent de l’intérêt de l’auditoire pour ces projets. L’exposé de Massimo Gentili-Tedeschi sur les nouvelles règles de catalogage en Italie, règles inspirées des FRBR, a soulevé des questions sur la réelle nécessité de mettre au point un ISBD – Musique manuscrite alors que l’IFLA est en train de mettre au point un ISBD consolidé. Il a été suggéré d’intégrer les spécificités de la musique manuscrite dans cet ISBD consolidé plutôt que d’élaborer une version à part.

Sous-commission Unimarc

(mardi 3 et vendredi 6 juillet)

Les deux séances de travail du groupe se sont déroulées sous la présidence de Laurence Decobert. Les participants étaient limités aux « habituels » Italiens et Français qui ont préparé les demandes à proposer au Comité Unimarc de l’IFLA : une évolution des référentiels de types d’instruments (dans la famille des « instruments à cordes » a été ajouté un code pour signaler ceux qui ont un nombre de cordes atypique) et de dispositifs instrumentaux (dans la rubrique « orchestres », un code pour les groupes vocaux et instrumentaux) ; une restructuration de la zone 145 ou son remplacement par une nouvelle zone. De nouveaux codes de fonction ($4 précisant les vedettes noms de personnes et de collectivités) proposés par les Italiens permettront de mettre en conformité la liste des codes Unimarc avec les codes du format Marc21. Les propositions seront « validées » au cours du dernier trimestre 2007 par une réunion bilatérale à Paris ou Milan.

Répertoire International de la Presse Musicale

(mardi 3 juillet, après-midi)

Démonstration de la future base en ligne du RIPM permettant de faire des recherches sur les périodiques musicaux numérisés de la période 1800-1950 à partir de critères précis ou en plein texte. Comme dans la version imprimée du RIPM, les notices annotées résument le contenu de l’article publié. Mais cette nouvelle base permettra d’afficher ensuite la page correspondante du périodique, l’article concerné étant mis en surimpression afin de faciliter la visualisation.

Branche professionnelle des archives et centres de documentation et Commission des documents audiovisuels

(mardi 3 juillet, après-midi)

Deux orateurs australiens ont rendu compte de l’enjeu scientifique et politique que revêtent la conservation et la valorisation des archives sonores collectées dans le contexte australien.
L’un, Kevin Bradley, spécialiste des filières techniques de production, transfert et conservation des données sonores numériques à la Bibliothèque nationale d’Australie, a montré les convergences et particularités dans leurs critères d’encodage et structuration des données tant textuelles que sonores qui concourent à constituer une archive sonore inédite.
L’autre, Grace Koch, responsable à l’Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islands Studies du département qui se charge des recherches documentant les « titres de propriétés » sur la terre des différentes communautés aborigènes, en vertu de la ratification en 1993 par l’Australie du Native Title Act (Commonwealth) a montré le rôle des enregistrements anciens de chants et cérémonies traditionnelles pour appuyer ces revendications.

Groupe de travail sur l’accès aux Ephemeras

(mardi 3 juillet, après-midi ; vendredi 6 juillet, matin)

Ce groupe de travail consacré aux Ephemera (matériels produits pour l’annonce ou le compte rendu d’un événement musical particulier) est piloté par Rupert Ridgewell (Grande-Bretagne), qui a pris l’initiative de sa fondation en 2003. La Grande-Bretagne est pilote en la matière, plusieurs institutions de niveau national ayant développé des bases de données pour la description de leur collections de programmes. Une des sessions de travail portait sur l’examen des « Guidelines » mises au point pour la description des collections de programmes de concert. Au cours de la deuxième session, Jennifer Hill de la Faculté de musique de l’Université de Melbourne avait été invitée à présenter son projet de recherche et sa base de données sur les activités des chorales dans la Melbourne coloniale.

Groupe de travail ISBD et Musique

(mardi 3 juillet, après-midi)

Cette année, ce groupe de travail s’est borné à examiner quelques points de détail omis lors de la relecture de la précédente version de l’« ISBD consolidé », texte en cours d’élaboration, auquel collaborent les départements de la Musique et de l’Audiovisuel via l’AIBM mais surtout au sein de la commission de normalisation CN357/GE6 de l’AFNOR. Les membres du Groupe de travail de l’AIBM devront fournir des exemples de notices bibliographiques de documents musicaux dans leur langue, lorsque cela leur sera demandé.

Branches professionnelles des bibliothèques publiques et des établissements d’enseignement

(mercredi 4 juillet, matin)

Plusieurs expériences d’association des ressources de conservatoire et de bibliothèques publiques ont été présentées, issues notamment du Conservatoire de Bruxelles. En effet, en Europe, les cahiers des charges des conservatoires et écoles de musique mettent désormais fortement l’accent sur les services « culturels » qui impliquent au premier chef les bibliothèques de ces institutions. Or, celles-ci sont souvent mal dotées en personnel et en locaux.

Commission pour la formation professionnelle

(mercredi 4 juillet, matin)

Deux exposés sur l’évolution du métier opérée par l’introduction des technologies nouvelles ont été proposés par des bibliothécaires britanniques, puis une table ronde, animée par Alex Byrne, président en exercice de l’IFLA (un Australien rappelons-le) a permis à de jeunes collègues (une anglaise et trois australiens) de parler de leurs aspirations et, déjà, de leurs expériences.

Session plénière : L’Australie indigène

(jeudi 5 juillet, matin)

Comme il est d’usage, celle-ci est entièrement consacrée aux ressources musicales du pays organisateur. Avec l’Australie c’est en particulier le patrimoine musical des communautés aborigènes qui a été présenté et le rôle social qu’il joue dans le Territoire du nord (Northern Territory), en particulier : entreprises de collecte par les populations elles-mêmes aidées par une infrastructure légère et décentralisée.
Une communication très intéressante a fait le panorama complet du statut juridique des productions immatérielles et matérielles de la culture aborigène et des problèmes qu’elles posent dans le cadre juridique occidental : créations orales et collectives, grande part de l’interprète dans ces créations, statut des cérémonies initiatiques secrètes, etc.

Branche professionnelle des bibliothèques de radio et d’orchestre

(jeudi 5 juillet, matin)

Plusieurs communications d’intérêt inégal se sont succédées dans cette session. La première concernait la mise à jour du cadre de classement utilisé par la bibliothèque de l’Australian Broadcasting Corporation (ABC) pour l’archivage des enregistrements sonores. La seconde concernait l’intérêt, dans le cadre d’éditions musicales scientifiques, des matériels d’orchestre annotés conservés dans les collections de la bibliothèque du Royal College of Music de Londres, certains de ces matériels attestant des pratiques d’exécutions de la fin du XVIIIe siècle comme de celles du milieu du XXe siècle, notamment dans les arrangements et les réorchestrations d’œuvres plus anciennes. Enfin, la dernière présentation évoquait le cas des plus de 300 œuvres de musique chinoise contemporaine créées à la Hong Kong Academy for Performing Arts (HKAPA) et conservées en partitions ou en parties séparées, en notation musicale sur portées comme en notation numérique, dans la bibliothèque de cet établissement. Afin de faciliter l’accès à cette collection jusque là réservée à un petit nombre de chercheurs, la HKAPA a décidé de les numériser et, en parallèle, de développer un système de catalogage (en Dublin Core) qui prenne en compte la richesse de l’instrumentation de la musique chinoise (par exemple, plus de 70 percussions différentes).

Répertoire international des sources musicales (RISM)

(jeudi 5 juillet, matin)

En introduction de cette session, Klaus Keil a souligné l’absence de groupe de travail du RISM en Australie. Il a ensuite fait un état des lieux des projets de la rédaction centrale du RISM. Le produit de la conversion des données de la série A/I (Imprimés musicaux avant 1800, uniquement en version papier jusqu’à maintenant), qui représentent plus de 96500 titres (dont 25000 entrées pour la France) devrait être édité sur CD-Rom, tandis qu’est envisagé à terme un versement de ces notices dans la base de données du RISM. Cette dernière (série A/II = Manuscrits musicaux postérieurs à 1600) est toujours publiée sous 2 formes : CD-Rom une fois par an, et Internet (fournisseur d’accès : NISC) 2 fois par an (accessible uniquement sur abonnement). En 2008, cette base devrait être accessible gratuitement via le portail allemand ViFaMusik (Virtuelle Fachbibliothek Musikwissenschaft).

Réunion de planification de la Conférence 2008

(jeudi 5 juillet)

Comme de coutume, les présidents de groupes de travail et commissions se sont réunis pour un déjeuner, afin d’envisager avec le Comité de programmation (présidé par Jim Cassaro) les pistes de programmation de la conférence de 2008 qui se tiendra à Naples. Les représentants de la branche italienne de IAML (trois personnes seulement à Sydney) ont fait part de nombreuses propositions de leurs collègues. Dans le champ des documents audiovisuels, c’est le cas de l’IRTEM (Institut de Recherche sur le théâtre musical). Nous avons suggéré de consacrer une séance au patrimoine sonore de l’opéra italien et, notamment, à l’édition phonographique ancienne. Une communication sur les urnes de l’Opéra a été réclamée à Elizabeth Giuliani, cette question intéressant beaucoup nos collègues étrangers. Nul n’est prophète en son pays !

Branche professionnelle des archives et centres de documentation

(jeudi 5 juillet, après-midi)

La session, très fournie en communications, traitait de collections très diverses et des informations biographiques, sociologiques et culturelles que l’on pouvait en tirer : informations biographiques concernant la vie de Robert Sculthorpe grâce à l’acquisition par la Bibliothèque nationale d’Australie des archives du compositeur (150 boîtes) ; informations d’ordre sociologique et culturel pour les collections d’enregistrements sonores (complétés par les documents iconographiques et bibliographiques en relation) de l’Australian Archive of Jewish Music ; éclairage sociologique et même politique au travers de la collection musicale personnelle du roi du Cambodge Norodom Sihanouk, donnée à la Monash University Library, témoignant de son activité politique, de ses engagements (auprès des Khmers notamment) ainsi que de sa propre production musicale ; enfin précisions historiques et musicologiques concernant les tournées des Ballets russes en Australie et Nouvelle Zélande entre 1936 et 1940 grâce aux recherches menées dans les différentes collections conservées.

Branche professionnelle des bibliothèques de recherche

(vendredi 6 juillet, matin)

Cette séance consacrée aux collections et fonds d’archives musicaux a permis la présentation du programme conduit par la Médiathèque du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon pour numériser l’ensemble des exemplaires d’éditions monumentales de la bibliothèque de travail de Nadia Boulanger. Deux autres communications ont présenté d’une part le musée Percy Grainger voulu par le compositeur lui-même et les problèmes que posent ces collections, depuis dispersées dans cinq lieux différents, et d’autre part la vie et la collection musicale de Louise Hanson-Dyer (collection conservée à l’université de Melbourne, centrée sur la musique ancienne, et particulièrement la musique baroque française), fondatrice des éditions musicales et discographiques L’Oiseau Lyre.

Evénements sociaux

Ces manifestations ont beaucoup mis en valeur la création musicale contemporaine australienne. Trois concerts furent proposés : le 1er juillet lors de la soirée inaugurale, le 3 et le 5 juillet où furent confrontées des œuvres de compositeurs « savants » aux répertoires et instruments qui les inspirent, la musique aborigène et le didgeridoo, la musique balinaise et le gamelan.
Elles ont également fait la promotion du vin australien.
Sur ces deux plans, les productions présentées dépassaient très largement la moyenne mais elles n’atteignaient pas l’excellence européenne.

Elizabeth Giuliani

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